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22.02.2024
Actualités

Cegedim met gracieusement ses données de santé à disposition des chercheurs

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Le groupe Cegedim ouvre l’usage de sa base de données THIN® à l’ensemble du monde de la recherche en France. Universitaires ou non, les chercheurs auront ainsi accès à plus de 69 millions de données de santé réelles provenant de 7 pays différents. Une première qui vise à améliorer la prise en charge et le suivi des soins dans une logique de santé publique et réservée aux travaux non sponsorisés.

Favoriser la recherche médicale

En choisissant de mettre cette base de données à disposition de l’ensemble du monde de la recherche, Cegedim vise à renforcer la connaissance médicale. En cela, le groupe est fidèle à la mission qu’il s’était fixé en créant la base THIN® en 1993. La construction de cette base de données de vie réelle a en effet vocation à permettre la réalisation d’études épidémiologiques, d’analyses de parcours de soins, des pratiques médicales ou encore de la prescription et l’utilisation des médicaments. En l’ouvrant à plus de scientifiques, le groupe Cegedim encourage la multiplication des projets. Cette initiative s’inscrit ainsi dans la droite ligne de l’accord passé avec l’Institut Gustave Roussy en novembre dernier. Le premier centre de lutte contre le cancer en Europe a pu, grâce aux données de la base THIN®, lancer des travaux sur l’avant cancer. « Le suivi transversal prolongé sur plusieurs années, assuré par des médecins, ainsi que l’accessibilité à des données cliniques, biologiques, et médicamenteuses de THIN®, offrent une opportunité unique pour développer des modèles d’Intelligence Artificielle visant à prédire le risque de survenu d’un cancer du pancréas », indique le Dr Elie El Rassy, oncologue à Gustave Roussy.

Une base de données robuste et européenne

La base est issue des données regroupées via le réseau The Health Improvment Network ou THIN® mis en place par la filiale de Cegedim, GERS DATA dédiée aux données de santé. Ce réseau regroupe des médecins généralistes ou spécialistes sur la base du volontariat dans 7 pays d’Europe : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni et Roumanie. Est ainsi construite, à partir des données de tous ces praticiens, une base permettant d’avoir une vision anonymisée et large de l’état de santé des populations concernées. Les données sont collectées sur la base d’un modèle commun créé en s’appuyant sur les référentiels les plus usités par la communauté médicale. Il fonctionne via des classifications sémantiques. Sont concernées aussi bien les données des patients en ville qu’à l’hôpital, ce qui fait de la base THIN®, à la fois une base exploitable malgré les différences de système de santé et l’une des plus solides références en la matière.

Dynamique et constamment à jour

Lancée en France en 1993, la base s’est progressivement étendue. Elle est désormais reconnue par la plupart des institutions académiques et autorités de santé des sept pays concernés. Ainsi, en France THIN® est référencée par la Haute Autorité de Santé (HAS), le comité économique des produits de santé (CEPS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Elle bénéficie aussi de la reconnaissance au niveau européen de l’Agence européenne du médicament (EMA) et du Réseau européen de centres de pharmacoépidémiologie et de pharmacovigilance (ENCePP). Elle est sécurisée et les données sont mises à jour constamment. Et comme, du fait de son modèle commun, elle est très structurée, c’est un outil facile à exploiter pour les chercheurs notamment en faisant appel à l’intelligence artificielle. Ce sont ainsi plus de 10 millions de dossiers actifs annuels auxquels peuvent avoir accès les analystes.

Des projets évalués par un board d’experts

Pour assurer un usage éthique de la base, celle-ci est placée sous le contrôle vigilant d’un comité scientifique et d’un THIN®  EUROBOARD. Ce dernier a pour mission d’évaluer les projets visant la publication et est composé de 10 experts issus de chacun des pays concernés. Il est présidé par le Pr Giampiero Mazzaglia, professeur de santé publique à l’université Milan Bicocca et vice-présidé par le Dr Charlotte Renaudat, directrice médicale de Cegedim Health Data. Les membres du Board auront à examiner les projets, à évaluer leur pertinence afin de s’assurer que les données seront utilisées de façon appropriée. L’ouverture de THIN® est donc cadrée et devrait permettre de dépasser rapidement le niveau actuel d’études utilisant ses données, soit plus de 2000.