MSP : comment être prêt à la mise en œuvre de l’avenant d’avril 2022 ?

Senior men arriving at hospital

SOMMAIRE

  • 1. Coordination des soins au cœur du dispositif
  • 2. Participer à la prise en charge des soins non programmés
  • 3. Les crises sanitaires intégrées à la pratique
Temps de lecture : 3 minutes

Le premier avenant à l’ACI-MSP a été signé au printemps par l’UNCAM et les organisations représentatives. Le nouveau texte vise à renforcer le rôle des maisons de santé pluriprofessionnelles en misant sur les pratiques avancées, la coordination et la qualité. Quelles sont les nouveautés et comment se préparer avant la parution du décret d’application ?

Concrètement, l’avenant prévoit une hausse de la rémunération forfaitaire versée par l’Assurance Maladie obligatoire pour les actions favorisant : la réponse aux crises sanitaires, la coordination des soins, la présence d’infirmiers en pratiques avancées (IPA), la participation aux soins non programmés, la participation à des parcours de soins ou encore l’amélioration de la qualité et de l’implication des usagers. S’agissant des patients, le texte implique notamment la mise en place de nouveaux outils de consultation, d’information et d’implication des usagers de la MSP. Ces derniers apprécient de plus en plus de pouvoir partager leurs données et d’accéder rapidement notamment aux prises de rendez-vous. Logiciel santé, agenda, messagerie instantanée : bien s’équiper est primordial. La boussole à suivre en la matière : s’assurer que la solution est sécurisée et répond bien aux exigences du Ségur de la santé.


Coordination des soins au cœur du dispositif

C’est surtout en matière de qualité que l’avenant est novateur. En prévoyant la création et la mise en œuvre d’une vraie démarche interne, il marque un réel progrès. Même si elle reste optionnelle, la possibilité d’aller plus ou moins loin dans la démarche, de la nomination d’un responsable qualité à la production de résultats chiffrés offre une grande souplesse à la structure. On retrouve cette volonté d’améliorer les parcours de soins avec l’incitation aux pratiques avancées. L’embauche d’un infirmier de pratique avancée peut signifier, pour la MSP concernée, une aide supplémentaire de 27000 € pour un plein temps.  D’ailleurs, poursuivant la même logique que celle à l’œuvre pour les centres de santé, l’avenant valorisant tous les travaux collectifs, la concertation en équipe permet ainsi d’acquérir 200 points forfaitaires. Pour en bénéficier, comme d’ailleurs de l’ensemble des dispositions en matière de coordination de soins, les structures peuvent s’appuyer sur des outils numériques comme en propose Cegedim Santé à plus de 600 maisons et centres de santé. Ils sont notamment conçus pour faciliter l’organisation des réunions de concertation pluri-professionnelle (RCP), la création, le partage et la mise en œuvre des protocoles pluri-professionnels. Avec la messagerie instantanée Maïïa Connect, les professionnels peuvent également échanger et partager des informations en temps réel, une véritable révolution pour assurer un suivi optimum du parcours de santé du patient.


Participer à la prise en charge des soins non programmés

Autre point saillant de l’avenant : la participation des médecins de la MSP au dispositif du Service d’accès aux soins qui centralise sur un serveur unique tous les créneaux disponibles. Pilier du Ségur de la Santé, le SAS a été développé avec les éditeurs de logiciel dont Cegedim Santé  qui l’a intégré à l’agenda Maiia. Cette capacité à se connecter au SAS est d’autant plus importante que l’avenant prévoit, pour une participation de 50% des médecins au dispositif, un montant fixe de 100 points de rémunération forfaitaire, un chiffre qui peut monter à 200 points si tout l’établissement fait ce choix. Ce dispositif reste optionnel, toutefois il s’inscrit bien dans les missions des MSP et surtout fait l’objet d’une attention toujours croissante de l’UNCAM.


Les crises sanitaires intégrées à la pratique

Prenant en compte les actions menées par les MSP pendant l’épidémie de Covid, l’avenant les inclut désormais dans le système de santé publique en cas de pandémie. Un plan de préparation en lien avec les autres structures du territoire dont les CPTS doit ainsi être élaboré par chaque établissement. Il fait l’objet d’une valorisation à hauteur de 100 points et en cas de gestion pandémique d’un supplément de 350 points.

Comme on peut le constater, l’effort global consenti en faveur des MSP par l’Uncam est conséquent, avec une augmentation totale de 25% à 30% des montants alloués. Pour une structure d’une vingtaine de praticiens, la rémunération moyenne pourrait atteindre, selon les chiffres du Quotidien du Médecin, 80 à 90 K€. Cette meilleure valorisation implique toutefois une organisation fluide des missions de chaque praticien que le numérique peut vraiment favoriser. Alors, pour réussir à choisir le bon outil, il ne faut pas hésiter à faire appel à un conseiller expert.

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