Du lieu d’exercice à l’équipement numérique : tout ce qu’il faut savoir pour créer son cabinet médical

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SOMMAIRE

  • 1. Les principales étapes de l’installation du cabinet médical
  • 2. Se doter des bons outils digitaux
Temps de lecture : 4 minutes

Installer son cabinet médical ne s’improvise pas. De l’implantation géographique au mode de gestion du cabinet médical, rien ne doit être laissé au hasard.
L’enjeu : avoir une organisation efficace et non chronophage qui dégage un maximum de temps médical.

 

Les principales étapes de l’installation du cabinet médical

1 – Décider du lieu d’exercice.

Cette première étape est déterminante puisque l’installation est souvent synonyme de projet de vie. Il faut donc aller à la recherche des informations. Les échanges avec les médecins locaux sont ainsi une bonne façon d’évaluer la réalité de l’exercice mais aussi de valider les conditions de vie pour soi et sa famille.

Des données précises sont disponibles sur le site développé par l’Assurance maladie Rezone. En quelques clics, cette plateforme procure des précisions sur la commune visée et son territoire : nombre d’habitants et profils, nombre de professionnels de santé, etc. Et elle permet d’évaluer son éligibilité aux aides spécifiques à l’installation comme le contrat d’aide à l’installation des médecins (CAIM) majoré pour les zones sous-denses.

 

2 – Etablir un business plan

Le terme est barbare, mais cet outil est précieux pour définir le chiffre d’affaires cible, calculer les charges de fonctionnement, les cotisations sociales, etc. Prendre le temps de le réaliser permet d’avoir une bonne idée de ce que l’activité peut générer comme revenu.

Le business plan est aussi très apprécié des banques à l’ouverture du compte professionnel et, plus encore, pour solliciter un prêt. Là encore, des ressources sont disponibles en ligne pour créer son tableau d’entrées/sorties.

 

3 – Choisir son statut et son contrat

Un médecin qui s’installe individuellement va être libéral et choisir un statut de société.  Il peut créer une société par actions simplifiées (SAS) ou, comme 99% des médecins une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL).

En revanche, de plus en plus de médecins s’installent de façon collective : 61% des généralistes et 81% des moins de 50 ans exercent en groupe selon les chiffres de la DREES*. Dans ce cas, le dialogue entre confrères va permettre de choisir entre la collaboration en libéral ou salarié, la création d’un regroupement sous le statut de la société civile de moyens (SCM) ou encore la création d’une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP).

Quel que soit le choix, il doit être formalisé juridiquement par un contrat ou des statuts de société : ils sont nécessaires pour s’inscrire au conseil départemental de l’ordre.

Bon à savoir !
En 2021, selon le Conseil national de l’ordre des médecins, 41,8% pratiquent exclusivement en libéral, 47,5% sont salariés et 10,5% ont une pratique mixte.

 

4 – S’enregistrer auprès des différents acteurs

L’inscription au tableau de l’ordre est l’élément prépondérant : il donne accès aux deux éléments indispensables pour exercer que sont le numéro d’immatriculation au répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) et la carte d’identité professionnelle électronique (CPS). Autres inscriptions à réaliser dès l’installation : auprès de l’Assurance maladie, toujours grâce au site en ligne Rezone, auprès de l’Urssaf, d’une caisse de retraite et de la caisse d’allocation familiale.

 

 

Se doter des bons outils digitaux

L’installation est déjà une démarche complexe, la vie du cabinet médical l’est également. Le médecin doit jongler entre les obligations classiques d’une société et celles liées à l’exercice médical. D’où l’importance de se doter d’outils digitaux efficaces pour éviter d’être débordé.

 

1 – Choisir un matériel solide et sécurisé

Niveau de performance, sécurité des données, confort d’utilisation, mises à jour, capacité de mémoire, compatibilité avec les logiciels de santé, PC ou Apple, tablette ou téléphone : le matériel dont le cabinet médical sera équipé peut changer la donne. Le GIE SESAM-Vitale recense sur le site dédié PRO-PS tous les matériels et logiciels référencés qui répondent aux exigences de l’interopérabilité avec l’écosystème de santé.

 

2 – Rechercher un logiciel médical adapté à ses besoins

Le bon logiciel est celui qui peut tout à la fois simplifier la gestion du cabinet médical et faciliter le suivi du patient. Gestion simplifiée des rendez-vous, gain de temps dans l’organisation du dossier patient et le déroulé de la consultation, facturation des actes avec télétransmission SESAM-Vitale conforme aux règles et tarifs en vigueur, connexion aux téléservices de l’Assurance Maladie sont les indispensables à rechercher.

Mais aussi gestion du dossier médical partagé (DMP) du patient sur Mon Espace Santé et accès à une messagerie sécurisée MSS. C’est aujourd’hui très simple, tout se résume à choisir un logiciel référencé Ségur, dont l’utilisation deviendra obligatoire à compter du 1er janvier 2023 pour accéder à la rémunération du forfait structure. Ce référencement embarque toutes les certifications du logiciel, ce qui simplifie considérablement les questions à se poser. Le Ségur offre également de nombreux avantages d’ergonomie et de sécurité dans la pratique quotidienne et la coordination des soins, ainsi que des avantages financiers.

Par ailleurs, il peut être intéressant de choisir un outil proposant des fonctionnalités supplémentaires améliorant le parcours de soins. Par exemple, une messagerie instantanée comme Maiia Connect permet d’échanger très simplement avec un confrère, de transférer des documents de façon sécurisée aux autres professionnels de santé en ville comme à l’hôpital. Autres services à envisager pour faciliter le quotidien du patient comme du praticien : une solution de prise de rendez-vous en ligne, le télésecrétariat et la téléconsultation qu’on retrouve dans la Suite Maiia.

On le voit, le choix du logiciel médical est loin d’être anodin. Il est donc préférable pour gagner du temps et être sûr de ne pas se tromper, de se faire accompagner par un professionnel de proximité spécialiste de l’informatique en santé.

 

*La direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques  : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2020-07/er1114.pdf

 

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