Ce qu’il faut retenir :
- Le salariat des kinésithérapeutes progresse, notamment hors établissements de santé, porté par le développement des sociétés d’exercice (SEL, SCP, SISA…) et par la recherche d’un meilleur équilibre vie professionnelle / vie privée.
- Le cadre réglementaire s’est renforcé, avec des règles précises selon le type de structure et le statut du kiné salarié (associé ou non), notamment en matière de conventionnement, clarifiées par l’avenant 7 et l’Assurance maladie.
- Des outils numériques comme Maiia Kiné permettent de simplifier l’intégration des salariés et de sécuriser l’organisation administrative et clinique du cabinet.
15% des kinésithérapeutes sont salariés. Pour la grande majorité d’entre eux, ils pratiquent en établissement de santé. Toutefois le salariat se développe également en cabinet. Les outils numériques s’adaptent à cette nouvelle façon de travailler. Point sur cette nouvelle pratique et ses conditions.
Avec 328 kinés concernés au 1er janvier 2024, le salariat hors établissement de santé n’apparaît pas spontanément comme la pratique de demain. Pourtant le dernier rapport démographique du Conseil de l’ordre montre que ce chiffre progresse chaque année. Plusieurs raisons expliquent ce mouvement. La première est le développement de sociétés d’exercice libéral, qu’il s’agisse de SEL, de SCP[1], de SPFFL[2] ou de SISA[3]. Au nombre de 1391 en 2020, elles étaient 2350 en 2024, soit 67,9% de plus. Ces regroupements sont plébiscités car ils permettent de continuer la pratique en zone non-prioritaire. De fait, ils contribuent au développement du salariat. Salariat qui répond aussi à une aspiration à un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle.
Un statut de plus en plus encadré
La question du salariat s’est invitée dans l’avenant 7 à la convention Kiné et a fait l’objet d’une circulaire explicative de l’Assurance maladie. Objectif ? Clarifier la situation des kinés selon qu’ils sont salariés d’un cabinet ou d’une structure collective. Côté cabinet, il est désormais prévu que le salarié doit être conventionné, même si son activité reste assimilée à celle du kinésithérapeute libéral qui l’emploie. Côté structure de type SEL, la règle est différente selon que le salarié est associé ou non. L’associé salarié est considéré en exercice libéral même s’il a opté pour un statut fiscal et social de salarié. Tous les associés – salariés et non-salariés – doivent être conventionnés. En revanche, le salarié non associé et embauché comme tel n’a aucune obligation.
Les conséquences au quotidien : les doubles attestations
Les démarches classiques d’embauche – rédaction d’un contrat, affiliation à la sécurité sociale et à la Carpimko, négociation salariale, etc. – sont chronophages mais ont l’avantage d’être réalisées une seule fois. En revanche, l’emploi d’un salarié implique des aménagements au quotidien. D’abord pour le planning, car il va falloir prévoir des créneaux spécifiques, en fonction de l’organisation de travail voulue par le kiné libéral et son confrère salarié ou entre les kinés associés et leurs salariés. Ensuite, il faut gérer la question complexe des facturations. En effet, la feuille de soins doit faire apparaître identité de l’employeur et identité du salarié. Même chose pour les attestations de prestations et de paiement. Et les facturations se font, le plus souvent, du fait de l’assimilation des actes du salarié à celle du libéral ou de l’associé, avec la CPS du titulaire. Autant de complications que le numérique peut réduire.
Maiia Kiné facilite la vie du titulaire comme du salarié
La solution permet de simplifier l’intégration d’un salarié et de fluidifier le process de facturation. Finis les prêts de CPS pour réaliser la facturation : le nouveau module dans Maiia Kiné centralise les éléments du ou des salariés et celle du titulaire et effectue la facturation via la CPS du titulaire. C’est d’ailleurs, son grand avantage. Il opère une séparation nette entre ce qui est administratif et ce qui est lié à la pratique. Les tâches de gestion du cabinet sont réservées au titulaire et le salarié a accès seulement aux éléments de suivi de patientèle : agenda, rendez-vous, dossiers patients, bilan. Ainsi, il n’y aucun risque d’erreur ou de pertes d’informations. La création du compte salarié se fait de façon très simple à partir du compte du titulaire. C’est pratique pour intégrer rapidement le nouvel arrivant et lui permettre de travailler immédiatement. Et, comme toujours avec Maiia Kiné, l’ergonomie rend l’ensemble du processus fluide et agréable. De quoi gérer un cabinet avec plusieurs salariés, à temps plein ou partiel, sans s’arracher les cheveux donc en toute légèreté.
[1] Sociétés civiles professionnelles
[2] sociétés de participation financière des professions libérales
[3] sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires