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20.04.2026
Conseils & Accompagnement

Trucs et astuces pour réaliser en toute sérénité votre bilan kiné

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  • Un BDK bien mené sert également à engager le dialogue avec la personne suivie
  • Le BDK est renouvelable pendant le suivi

Le bilan diagnostique kinésithérapique (BDK) fait autant partie de votre quotidien de praticien que votre table de soins. Pourtant, êtes-vous sûr de le réaliser de façon optimale sans laisser de côté certains aspects de cet examen ? Et savez-vous que les outils numériques peuvent vous aider ? Pour y voir plus clair, tour d’horizon du BDK.

De l’importance d’un bon bilan pour le suivi et pour la rémunération

Avant d’entrer dans le détail, rappelons qu’un bon bilan est la base d’un suivi bien mené. Pour le kiné, c’est un moment clé pour bien cerner la pathologie et élaborer un plan de travail cohérent. Avec une nouvelle NGAP plus complexe, la réalisation du BDK constitue également un moyen idéal d’anticiper correctement sa rémunération. Enfin, le bilan permet d’affiner des ordonnances parfois insuffisamment précises, ce qui là aussi, peut jouer sur la réalité des séances et des facturations. L’exemple qui vient immédiatement à l’esprit est celui de la prescription incomplète : « massage, rééducation du genou ». L’échange avec le patient et l’évaluation que vous ferez permettront tout à la fois de définir un plan de rééducation complet et adapté tout en vous assurant de la bonne cotation des soins. Entre un VIM 7,51 et un VIC 7,50, il n’y a peut-être que quelques centimes, mais ce n’est pas une raison pour ne pas coter au mieux.

Respecter les étapes clés pour ne rien oublier

On peut schématiquement définir trois temps successifs pour mener à bien le bilan. Si leur enchaînement relève du bon sens, on peut avoir tendance à passer un peu vite sur certains points. Or, il vaut mieux perdre deux-trois minutes pour bien vérifier les choses plutôt que de partir sur une piste insatisfaisante.

Etape 1 : l’échange avec le patient sur sa santé

Lorsqu’on connait déjà le patient ou bien parce que la personne montre des signes de bonne santé, c’est une partie parfois négligée. Pourtant elle est indispensable pour bien identifier les antécédents médicaux du patient au-delà de la blessure ou la rééducation pour lesquelles il vous a été adressé. C’est dans ce dialogue que se construit la confiance patient/kiné. Votre écoute attentive est la clé pour comprendre au-delà des mots les besoins de la personne et de percevoir vos futurs leviers d’actions. Une anamnèse bien menée donne ainsi de précieux indices sur la capacité et la volonté du patient à s’investir dans le suivi.

Etape 2 : l’évaluation clinique et fonctionnelle

C’est à ce moment que vous allez mettre en œuvre toutes vos compétences de masseur kinésithérapeute ! En réalisant l’examen visuel et physique des plaies, des membres ou de la partie du corps du patient : ce premier contact permet d’évaluer plasticité de la peau, mobilité et tonicité musculaire. Après une première évaluation de la posture, viendront ensuite les tests capacitaires qui vont sonder les réactions du patient tout à la fois aux manipulations et aux efforts physiques. Cette première « mise en mouvement » du patient est la suite logique de l’anamnèse au sens où elle permet de valider l’adéquation entre le discours et la réalité. Et le patient prend conscience à ce moment-là de ce qu’il peut et va devoir faire.

Etape 3 : l’analyse et la définition du plan de traitement

Cette partie vient clore le processus tout en marquant le début du suivi proprement dit. A l’aide de tous les éléments recueillis lors des étapes précédentes, vous allez pouvoir formuler votre diagnostic kinésithérapeutique. Il va vous servir à définir des objectifs de rééducation réalisables, un plan de traitement et des indicateurs de suivi. En général, votre expérience fait que vous avez élaboré cette analyse au fur et à mesure de votre évaluation. Toutefois, il est souhaitable de prendre le temps de bien formuler le projet de prise en charge. En particulier, à ce stade, le dialogue avec le patient est essentiel afin qu’il confirme sa volonté de s’engager avec vous dans le plan établi.

Du bon usage des outils numériques pour établir le bilan

Vous pouvez utiliser le numérique pour apporter de la pertinence à votre bilan et rendre son élaboration plus simple. L’utilisation de dynanomètres, de capteurs de mouvement ou encore de plateforme de force est précieuse pour affiner l’évaluation clinique et fonctionnelle. Au-delà, une solution comme Maiia Bilan va vous aider pendant les trois étapes du bilan. Elle met en effet à votre disposition des modèles complets pour réaliser pas à pas le bilan en fonction des spécificités de la pathologie : vestibulaires, musculo-squelettiques, prise en charge pédiatrique, etc. Doté d’une base scientifique solide, à savoir l’expertise Kobus, Maiia Bilan fournit également des tests et scores appropriés par zone ou pathologie. La base de référentiels étant mise à jour régulièrement, vous disposerez constamment de l’information la plus pertinente. Vous pouvez aussi nourrir vous-même votre outil en chargeant photos et vidéos. Maiia Bilan  va non seulement réaliser les comptes-rendus rapidement, les implanter dans le dossier patient mais aussi les partager avec les autres personnels de santé notamment le médecin prescripteur. Maiia Bilan vous accompagne également dans l’élaboration du plan de traitement grâce à ses fiches mémos qui permettent de rafraichir et mettre à jour ses connaissances sur les pathologies, par exemple sur l’atteinte respiratoire du nourrisson ou encore l’accident vasculaire-cérébral. Ce véritable compagnon de votre pratique – intégré dans Maiia Kiné ou connecté à un autre logiciel – vous permet de réaliser autant de bilans que vous avez besoin sans vous compliquer la vie !

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