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06.10.2021
Conseils & Accompagnement

Prévention : comment évaluer les facteurs de risques de ses patients

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« La prévention doit devenir centrale dans toutes les actions qui visent à améliorer la santé de nos concitoyens », telle était la devise de la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022. La France accuse un certain retard à l’allumage dans ce domaine. Même si la Santé au travail vient de bénéficier d’ajustements par la Loi du 2 août 2021, mettant par exemple en avant la lutte contre le harcèlement sexuel, dans la pratique quotidienne, lors d’une consultation, le temps réservé aux actions préventives reste le parent pauvre. La santé en France est avant tout curative.

Rémunérer la globalité de l’acte de soin, une solution d’avenir ?

Dans la Chine ancienne, le médecin n’était payé que lorsque le patient était bien portant. Incroyable révolution si cela se mettait en place dans un pays moderne ! Mais on avance doucement vers la prévention. Le nutri-score et, depuis 2017, la prescription d’une activité sportive pour les patients souffrant d’ALD (globalement non remboursée pour l’instant) sont quelques rares marqueurs de cette évolution. Depuis 2019, des expérimentations ont été lancées pour rémunérer la globalité de « l’épisode de soins ». Elles visent les cas de colectomie pour cancer ou de prothèse totale de hanche ou de genou. Ces expériences globalisantes peuvent laisser entrevoir qu’un jour on étende la prise en charge d’une pathologie à sa prévention, au moins chez les patients présentant des facteurs de risques évidents.

Le logiciel de gestion de cabinet, un puissant allié pour la prévention

Sans attendre que la prévention prenne la place qu’elle mériterait dans l’arsenal santé, il est toutefois possible de faire bien des choses dans un logiciel de gestion de cabinet, pour que l’état de santé de ses patients reste au beau fixe.

  • Prévenir avant tout : c’est ce que permet le nouveau module Dyslipidémie, couplé au calcul simplifié d’évaluation du RCV (Risque Cardio Vasculaire). Un patient dyslipidémique pris en charge au stade de la prévention primaire – c’est-à-dire sans aucune complication cardio-vasculaire patente -, a statistiquement une espérance de vie supérieure au patient qui est pris en charge une fois les complications survenues, en prévention secondaire.
  • Le SCORE est l’outil de base pour évaluer le RCV. Il estime le risque à partir de cinq critères : l’âge, le sexe, le niveau de cholestérol total, la pression artérielle systolique et l’imprégnation tabagique. Le résultat est donné en pourcentage de risque de faire une complication cardio-vasculaire fatale à 10 ans. L’évaluation SCORE est le minimum requis pour la ROSP. Pour aller plus loin en prenant en compte d’autres critères tout aussi pertinents, le module de Risque Cardio-Vasculaire de votre logiciel vous donne les « réponses » : il est aussi capable de considérer l’existence d’une complication cardio-vasculaire préexistante (infarctus, artérite distale…), d’un diabète, compliqué ou non, d’une insuffisance rénale (DFG < 60), d’une suspicion d’hypercholestérolémie familiale, de la valeur du LDL… Le résultat est donné en niveau de risque, de modéré à très élevé. La réponse du module présente aussi bien le SCORE que le niveau de RCV. Cette réponse sera tracée en enregistrée dans le dossier du patient, permettant ainsi d’en suivre l’évolution au cours du temps.
  • La programmation de rappels automatiques est un troisième outil pouvant épauler le médecin dans le cadre de ses actions préventives. Des mesures de surveillance de la vaccination peuvent, par exemple, être fléchées vers les diabétiques afin d’augmenter au maximum leur couverture contre la grippe, le pneumocoque, le zona ou le tétanos. Une récente évolution de notre module de vaccination apporte cette nouvelle facilité pour le suivi du diabétique. Il est légitime aussi de se faire rappeler qu’une femme entre 50 et 74 ans devrait pratiquer une mammographie tous les deux ans, que tous les patients de 50 à 74 ans devraient pratiquer un test immunologique tous les deux ans pour dépister un éventuel cancer colorectal. Les manipulations pour produire ces rappels sont simples : il faut établir une requête statistique listant de façon dynamique toutes les femmes de 50 à 74 ans puis, à partir de ce groupe de patientes, définir l’alerte. Les outils sont là et ne demandent qu’à être mis en œuvre.
  • Le module des Protocoles de Soins présente deux autres avantages dans le domaine de la prévention : il est multi professionnel et totalement paramétrable. Il est ainsi possible, par exemple, de réserver à son Assistant ou à l’Infirmière en Pratique Avancée, le soin de vérifier qu’un diabétique est bien passé voir le dentiste cette année grâce au protocole ad hoc. 
  • Enfin, les logiciels de gestion Cegedim Santé embarquent une kyrielle de formulaires qui peuvent être utilisés à tout moment pour soutenir les médecins dans leurs campagnes de dépistage et de suivi des risques. Le premier d’entre eux est le questionnaire Facteurs de Risques qui permet, en un court instant, de consigner tous les éléments qui peuvent induire un danger potentiel pour la santé du patient. D’autres formulaires, tels qu’Audit-c ou le Fagerström, mesurent la dépendance à l’alcool ou au tabac. Le Test d’Inventaire de Burnout de Maslach (MBI) et ses 22 questions simples permet d’interroger un patient et de détecter le plus précocement possible un syndrome d’épuisement au travail.

Bien paramétré, bien utilisé, par un médecin seul ou une équipe pluriprofessionnelle, le logiciel sait accompagner le médecin dans l’évaluation et la lutte contre les risques.

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