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07.12.2023
Évolution de la pratique

DMP : automatisation et gain de temps

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Le dossier médical partagé (DMP) fait partie des outils socles du Ségur de la Santé. Intégré aux logiciels métiers de Cegedim Santé, il permet aux professionnels de santé d’accéder rapidement aux données médicales des patients. De quoi faciliter le suivi et de mieux coordonner les soins d’autant qu’un certain nombre d’actions sont automatisées. A découvrir ci-dessous

Le DMP est l’équivalent du carnet de santé papier que chacun connaît. Comme lui, il permet au patient et aux différents praticiens d’avoir à disposition toutes les informations concernant la personne et son état de santé. Sans l’inconvénient de risque de perte et avec quelques fonctionnalités en plus !

Des usages nouveaux grâce au numérique

Le fait que ce carnet de santé soit dématérialisé offre aux professionnels de santé des opportunités d’usage comme :

  • La possibilité de partager les données de santé du patient dans un seul et même espace avec d’autres praticiens : plus de risque de pertes ou de retard dans l’accès aux résultats d’examens par exemple
  • La faculté de suivre au jour le jour les patients nécessitant des soins dans la durée en accédant à chaque nouvelle information santé les concernant
  • L’accès direct aux données de santé en cas d’urgence ou d’hospitalisation : même si le patient est inconscient, on peut tout connaître de son passé médical et agir en conséquence
  • La réduction des risques d’interactions médicamenteuses ou de prescriptions semblables

Le DMP peut ainsi s’avérer un outil précieux pour organiser entre praticiens et avec le patient un parcours de soin le plus adapté à sa pathologie sans multiplier les déplacements ou examens. D’autant qu’il est très complet puisqu’on y trouve :

  • L’historique des soins des 12 derniers mois
  • Les résultats des examens (radiologie, biologie, etc.)
  • Les antécédents médicaux (allergies, traitement particulier, etc.)
  • Les comptes-rendus de consultation ou d’hospitalisation
  • Les directives anticipées
  • Les coordonnées des proches pour les urgences.

Un échange protégé entre patient et praticiens

Quoique facile à consulter depuis le logiciel métier, le DMP n’est pas non plus ouvert de façon anarchique à tous. Le dispositif est extrêmement sécurisé. D’abord le patient a son mot à dire sur l’usage de ses données. Lorsqu’il ouvre son DMP – qui, pour lui, s’appelle Mon Espace Santé – il peut choisir à quel praticien il donne accès. Avec la possibilité de modifier ce choix quand il le souhaite. De son côté le professionnel de santé doit, lors de la première consultation, s’assurer que le patient lui donne accès et confirmer sur le DMP. Lorsqu’il souhaite accéder à des documents, il doit par ailleurs respecter les règles fixées par la matrice d’habilitation. Disponible en ligne sur Ameli, elle précise quel praticien peut consulter tel document. A titre d’exemple, le bilan médicamenteux est accessible aux chirurgiens-dentistes mais pas aux kinésithérapeutes. Enfin, tous les mouvements sur le DMP sont enregistrés et notifiés au patient qui a toujours la possibilité d’agir.

Les améliorations apportées par Sentinelle 

Outil socle du Ségur de la santé, le DMP doit être obligatoirement alimenté par le professionnel de santé sauf opposition du patient. Et pour cela, le médecin doit utiliser l’INS de la personne et donc l’avoir qualifiée au préalable. Ces deux démarches posaient un certain nombre de difficultés aux médecins de ville et leur faisaient perdre du temps. C’est pourquoi elles ont fait l’objet d’un travail entre pouvoirs publics et éditeurs au sein du programme Sentinelle auquel participe activement Cegedim Santé. Une solution simple a ainsi pu être trouvée afin de rendre le remplissage du DMP moins chronophage. Une liste de données et documents de santé à envoyer automatiquement dans le DMP a été conçue. Y figurent les principaux actes et informations pour des suivis classiques. Les logiciels métiers comme Crossway, MédiClick, Médimust et Mon Logiciel Médical ont ensuite intégré cette liste. Et désormais, lorsque le médecin génère un des documents concernés, celui-ci est immédiatement intégré au DMP du patient, sans que le praticien ait d’autres manipulations à faire. Il conserve cependant la possibilité d’intervenir manuellement pour ne pas transférer les documents ou même pour les « cacher ». Cela peut être très utile notamment lorsqu’il s’agit de résultats critiques pour lesquels il est fondamental d’accompagner le patient. Résultat de cette amélioration des logiciels : en un an, le nombre de documents intégrés au DMP a été multiplié par 2,5 [1].

L’avantage de l’automatisation pour le VSM

L’établissement du Volet de Synthèse Médicale (VSM) a également été simplifié grâce aux travaux de Sentinelle. Pour rappel, cette photographie de l’état de santé du patient doit être établie régulièrement et intégrée par le médecin traitant dans le DMP. Depuis début 2023, l’établissement du VSM permet d’obtenir une rémunération forfaitaire supplémentaire, pouvant atteindre 3000 €, pour la patientèle en ALD. C’est pourquoi les logiciels métiers des médecins de ville intègrent désormais un module pour élaborer facilement le document et pour l’envoyer automatiquement dans le DMP du patient concerné. Mieux encore, il suffit d’ouvrir le dossier patient pour être alerté en cas de VSM trop ancien ou non constitué (via un système de rappels paramétrables). Impossible dans ces conditions de passer à côté des rémunérations prévues. Pour faciliter encore plus la vie des médecins, les équipes de Cegedim Santé continuent à travailler dans le cadre de Sentinelle. Prochaine étape : la délégation des tâches au secrétariat. Affaire à suivre donc.


[1] https://esante.gouv.fr/segur/transparence

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