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26.06.2026
Évolution de la pratique

Nouvelle formation IDE en septembre 2026 : quelles conséquences pour les infirmiers libéraux ?

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  • Il met en œuvre les deux avancées importantes de la loi Profession Infirmière : la consultation et la prescription
  • Il prévoit un renforcement de l’approche par compétences et de nouveaux stages obligatoires

Formalisé par l’arrêté du 20 février 2026, le nouveau parcours de formation des infirmiers va être mis en œuvre dès septembre 2026. Extrêmement précis, ce nouveau référentiel remplace le texte de 2009. Les IDEL déjà installés, futurs maîtres de stage des élèves infirmiers, sont aussi concernés. Le point sur les principaux changements.

Une mise en œuvre de la loi Profession Infirmière

Ce nouveau cadre donné à la formation des infirmiers s’inscrit dans la continuité de la Loi profession Infirmière. Il intègre en particulier les deux points clés du texte législatif : la consultation et la prescription infirmières. Ces éléments actent la reconnaissance du rôle des IDEL dans le système de santé et vont modifier en profondeur l’approche des futurs infirmiers.

Cette reconnaissance est par ailleurs renforcée par l’ancrage de la formation dans le système universitaire. Désormais, le diplôme —toujours de grade 6— sera délivré non plus par la préfecture de région mais pas une université accréditée. Ce changement permettra aux infirmiers de compléter plus facilement leur formation par un master. Il favorise également l’insertion des sciences infirmières dans le monde de la recherche. Et ce d’autant plus que les stages seront désormais gérés dans un groupement des différents instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) intégrant l’université en question. Une belle avancée pour la profession.

Plus de pratiques cliniques mais aussi plus d’heures de formation

C’est une des modifications les plus visibles de la nouvelle formation : elle passe de 4200h à 4620h. L’augmentation correspond essentiellement à une obligation de s’aligner avec les autres pays européens. Les enseignements cliniques profitent néanmoins un peu de ce surplus avec 2130h obligatoires au lieu de 2100h précédemment.

Toutefois, les stages deviennent plus centraux dans l’acquisition des connaissances. Le texte explique bien qu’ils ne doivent plus être conçus seulement comme une mise en pratique. Cette période au cœur du métier est pensée pour que les étudiants prennent du recul et apprennent à analyser et évaluer leurs actes en lien avec leur pratique.

Enfin, deux stages de 5 semaines sont obligatoires en psychiatrie et en pédiatrie, deux spécialités en tension pour lesquelles il y a un besoin élevé de professionnels de santé.

Une approche par les compétences

La notion de compétences était déjà présente dans le référentiel de 2009. Elle est encore renforcée dans le nouveau texte avec cinq domaines de compétences déclinées en activités :
1 – Analyser la situation d’une personne ou d’un groupe de personnes à tout âge de la vie dans le cadre du raisonnement clinique afin d’identifier les interventions adaptées.
2- Mettre en œuvre des soins à visée de dépistage, préventive, diagnostique, thérapeutique, palliative, en particulier dans le cadre d’une consultation infirmière.
3 – Concevoir et mettre en œuvre des projets de promotion, d’éducation et de prévention de la santé.
4 – Organiser des activités et des soins adaptés au sein des équipes pluridisciplinaires et développer les compétences des apprenants.
5 – Mettre en œuvre des actions de développement de compétences et la production de documents (articles professionnels, synthèses, rapports d’expertise) dans le cadre d’une démarche scientifique d’amélioration continue des pratiques professionnelles.

Tout le référentiel de formation vise donc à ce que chaque élève, au moment de son diplôme, soit en capacité non seulement d’agir en autonomie mais d’être à l’initiative du soin. Ce qui correspond parfaitement au nouveau rôle des IDEL comme véritables acteurs de la prise en charge au sens de l’avenant 11 à la convention infirmière.

Quelles conséquences pour les IDEL actuelles ?

Le référentiel est mis en place en septembre 2026 pour les futurs infirmiers. Dans l’absolu, cela ne concerne pas les professionnels actuels. Toutefois, leur rôle n’est pas négligeable. En particulier pour ceux qui ont l’habitude d’accueillir des stagiaires. Plusieurs raisons à cela.

Les conditions et modalités des stages sont définis par le groupement IFSI/université accréditée via une commission dédiée. La décision d’autoriser un cabinet à avoir un étudiant en stage relèvera de cette commission. Les attentes vis-à-vis des différentes périodes de stage ont été revues en termes d’exigence et il est probable que les évaluations le soient, ce qui devrait modifier le rôle des tuteurs et maitres de stage.

D’ores et déjà, le texte est plus précis qu’en 2009 sur les missions des uns et des autres. Quoiqu’il en soit, c’est une occasion à saisir pour le professionnel déjà installé. Il pourra acquérir en tant que maître de stage des connaissances supplémentaires en matière de prévention ou de coordination sur lesquelles le référentiel insiste.

Pas de stress à avoir pour autant, les IDEL concernés ont encore un peu de temps pour se préparer à d’éventuels changements. Pour installer le groupement et la commission des stages, une période de transition est en effet prévue  qui peut s’étendre jusqu’à septembre 2028.

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